jeudi 16 septembre 2010

Colore et Colle

La contrainte est connue : mon vélo ne freine que pour les pochoirs ! Mais cette règle ne serait règle s’il n’y avait des exceptions. Parmi les oeuvres non-pochiques qui ornent éphémèrement les murs de la capitale mondiale de l’Europe, il est un drôle de bestiaire dont les formes zoomorphiques et les camouflages flamboyants attirent mon oeil aussi sûrement que ma main sur la poignée de mon frein hydraulique. Les bestioles sont signées Oli-B, un jeune ( du moins si vous lisez ce post endéans les cent prochaines années) graphiste bruxellois. Nous avons interpellé l’imagiste de cette animalerie mutante en trois questions. Voici ses réponses :

Ton travail professionnel te permet déjà d’exprimer et de diffuser ta créativité. Pourquoi y ajouter une activité illégale de collage en rue ?

La ville et ses rues ont toujours constitué un terrain de jeu pour moi. Le fait d’avoir un travail professionnel créatif ne m’enlève pas l’envie d’explorer la ville et d’y diffuser mon art. J’ai un réel besoin d‘investir des lieux publics ... J’ai toujours aimé le faire et le collage est aujourd’hui la solution que je préfère pour rendre mes peintures vivantes et visibles aux yeux de tous. Je me sens très bien dans les grandes villes et j’aime l’activité, la foule ... Cela me permet d’exister !

Tu n’as pas un peu la pépette quand tu pars comme ça en tournée collage ?

Le street art comporte toujours un degré de risque vis-à-vis de la loi ... Mais mon optique est – en toute modestie – de diffuser mon travail tout en revalorisant certains espaces urbains. L’idée, c’est de coller mes affiches sur des surfaces « mortes », c’est-à-dire des maisons abandonnées, des palissades en bois et autres supports qui ne « méritent » normalement pas que le regard des gens s’y arrête ! De cette manière, je ne considère pas mon travail comme du vandalisme ou de la dégradation ... Je reçois d’ailleurs un accueil chaleureux des gens qui m’observent lorsque je colle mes affiches. Cela me permet de partir en virée l’esprit plus tranquille. Je préfère d’ailleurs investir les rues en journée car cela renvoit moins à une activité illégale dans l’esprit des gens ... Et des autorités !

Ton travail est très coloré et attirant ... Que penses-tu apporter ainsi à la ville et à ses occupants ?

Mes peintures reflètent mes humeurs, des émotions passées ou à venir. Mais même si je sais ce que j’y jette personnellement, j’aime aussi brouiller les pistes et donc ne livrer aucun message politique ou social précis à celui qui regarde mes collages. Mes peintures sont avant tout une échappatoire qui me permet de m’évader. J’aime stimuler l’imagination du spectateur ... Mes personnages deviennent alors un peu abstraits. Les affiches deviennent vivantes dans la ville. Elles n’apportent finalement rien d’autre que ce que le regard y trouve. J’utilise d’ailleurs beaucoup les couleurs parce que je souhaite que leur « rendu » soit immédiatement accessible, c’est-à-dire ni violent ni glauque.

Bon, bon ... Fort bien tout ça. Nous, on ne va pas se plaindre qu'un artiste talentueux et bien intentionné vienne ainsi disperser ses créatures colorées sur les murs "honteux" de Bruxelles. Il en faudrait peut-être bien plus, des gens comme Oli-B, pour réparer les déjà nombreux et encore croissants dégâts visuels portés par d'autres à notre ville en toute ... légalité !

Copyright : Interview et photographie par Serge-Louis pour Brigadier Plipp. Collage d’Oli-B sur la porte d’un immeuble abandonné de la rue Keyenveld.

mercredi 8 septembre 2010

Y'a plus qu'à sprayer !

Dans le monde immense de l'art urbain, les auteurs de livres rivalisent avec les auteurs de graffitis dans un perpétuel et mutuel tournoi inventif dont nous, les appréciateurs ultimes, bénéficions évidemment. Ainsi dans la catégorie "pochoirs" vient de sortir un ouvrage (ref. 1) à la fois fort beau et bien utile ... "The Street Art Stencil Book" rassemble en effet des gabarits originaux et pré-découpés de vingt pochoiristes en vogue ! Les p'tits gars de ON.Studio à Londres ont eu l'additionnelle idée d'y joindre quelques superbes textes et illustrations pour en faire un ensemble particulièrement informatif et instructif. Certes, le concept n'est pas hyper-hyper-neuf-neuf, avouons-le, puisque Ed Roth a produit naguère un bouquin fort proche (ref. 2) qui regroupait aussi des pochoirs street art pré-découpés ... Mais, bon, ici nous nous retrouvons pendant nonante pages complètement en immersion artistique avec des Aiko, BToy, C215, D*Face et M-City ! Nous avons demandé à un des auteurs de "TSASB", en la personne d'Oliver (Olly) Walker, de nous expliquer - en exclusivité pour vous et en dialecte d'outre-manche - le contexte et le sens de leur valeureuse initiative livresque :

Was it easy to convince these twenty worldwide famous artists to contribute original stencils to your book ?

In fact, yes ! Once we had explained to them the idea behind the book, they were all very enthusiastic about it and backed the idea 100 %. The way they looked at this was : The art is not exclusive, it is inclusive ... And by giving people the tools, they can then spread the word and become part of the art.

Is there a difference between a stencil painted by its author him/herself and the same stencil painted by someone else ?

Well, actually, everytime you use a stencil, the outcome will be different ... No matter who sprays it ! There is art in designing and cutting a stencil and art in how and where it is sprayed up. As long as people don't claim someone's else stencil to be their own, it is OK. Don't forget that the original artist can't be everywhere in the world but his disciples can !

Any second thought about the fact that the templates in your book were cut using a laser whereas most artists cut their own stencils by hand ?

Hand cutting or laser cutting was discussed with many of the artists. Some artists indeed develop a very distinctive hand when cutting a stencil ... But some others already use laser technology ! It is a personal choice. In our case we had no other alternative than to laser them. There is no right or wrong, better or worse.

Fort bien, fort bien, tout ça ... Et merci, cher Oliver, pour ces explications simples et sympas ! Tout aussi sympa est le fait que, parcourant les infinis couloirs de notre bibliothèque vouée à l'art urbain, nous avons trouvé le compagnon parfait de "TSASB" : Le livre de Sherwood Forlee (ref. 3) ... Soit une jolie collection de photographies de murs immaculés et prêts à être "graffés, taggés, gribouillés" et donc aussi ... pochés ! Finalement, il ne manque plus qu'un livre sur les bombes de peinture pour que la sainte trilogie wall + stencil + spray soit intégralement disponible en version papier !!!

Références :
1. The Street Art Stencil Book curated by ON.Studio (Oliver Walker et Nigel Roberts), 2010, Laurence Publishing (London).
2. Stencil 101 by Ed Roth, 2008, Chronicle Books (San Francisco).
3. Walls by Sherwood Forlee, 2009, Quirk Books (Philadelphia).

Copyright : Interview et photographie par Serge-Louis pour Brigadier PLIPP.

mercredi 1 septembre 2010

Pimp my Zine

Dans le vaste et immense monde des périodiques imprimés, il y en a des petits, des épais, des grands, des fins, ceux en papier glossy, ceux en papier chiotte, ceux qu’on jette aussitôt et ceux qu’on garde méticuleusement, ceux qui appartiennent à des méchantes multi-nationales et ceux qui font indie un peu canaille cra-cra, ceux qu’on lit par habitude et puis ceux dont on attend chaque parution avec un brin d’impatience, d’inquiétude, d’angoisse, voire de peur-panique (parce que, hein, et si c’était le dernier pour toujours, le précédent ?) ... Parmi les magazines consacrés à l’art urbain, il y a un peu de tout ça aussi ... Mais il y a aussi le tout bonnement émouvant Very Nearly Almost (aka VNA) ! Nous avons demandé à George Macdonald, son créateur et éditeur, de nous en parler dans sa mother tongue native :

What is the added value of a print version over a digital format nowadays ?

I am a collector ... I collect things ! I don’t collect websites, digital images or PDF zines ! I like physical zines, magazines and books and so does everyone who works on VNA. It is a real piece of history and one day, when the internet melts down, you will all be happy you bought a copy of VNA ! Plus, independent publishing is dying out so quickly, so we should all be supporting small independent publishers ... It is important, you know.

Why have you been through various print formats and retail prices since 2006 ?

Well, when I first released issue 1 of VNA in september 2006, it was a black and white zine and it was free. The response was amazing and so, by issue 3, I got some printed and began to sell them in shops and galleries. Back then it was £ 2.00. So when I added some colour pages, the printing cost went up and so I started to charge £ 3.00 and then £ 3.50 when we got it printed on some nice paper from issue 7 onwards. Then, by issue 10, we increased the size to a little under A4 and had to up the price again. It has nothing to do with making money ... Because VNA doesn’t make money ! It is strictly to cover the printing costs.

What do you know about your readership ?

Our readership is pretty broad. Sure, people who are into street art and graffiti are into the magazine ... But now we are introducing more illustration, fine art, design, etc ... We are really reaching out to new readers and introducing them to street art and graffiti. I got lots of e-mails saying that VNA is inspiring to them and these people work in TV, music and advertising ... It is a great feeling to be inspiring people with our magazine.

How do you see stencils as a street art form versus graffs, tags and others ?

Stencils are just another way of getting up. I love the way a stencil can be really intricate and blow someone’s mind with various layers and colours ... But a single colour, simple stencil placed in a good spot can have just the same effect, if not bigger ! It is all about ideas and some people can portray ideas and style in a tag, paste-up or sticker ... Others chose stencils. Obviously, people like Banksy and Blek le Rat have spawned a lot of imitators, which is both good and bad ... But it is the idea that counts. I am impressed by people that have the balls to put their work up on the street in any way, shape or form. I am no art critic so we put in all types of street art in the magazine because it is up to the readers to judge whether they like it or not ...

Dans VNA, il y a des photos et des interviews d’artistes déjà famous et d’autres encore newcomers. Dans VNA, il y a surtout beaucoup d’amour et de passion pur-jus ! Nous n’avons pas demandé à George l’origine du nom qu’il a donné à son zine (heu, on aurait dû ?) mais entre nos mains, sous nos yeux et dans nos coeurs, une chose est sûre : avec son look and feel un peu néo-luddite borderline ultra-low tech (comme le street art, finalement), VNA ... C’est Vraiment Notre Ami !

VNA a aussi son site (aaah, quand même ... !) à www.verynearlyalmost.com (hééé, on échappe au co.uk ... !) et vous y apprendrez que le prochain numéro a du Roa dedans.

Copyright : Interview et photographie par Serge-Louis pour Brigadier Plipp.

mercredi 25 août 2010

Stencilo, ergo sum !

ERGO est un jeune artiste de rue dont les simples mais superbes et efficaces pochoirs peuvent être appréciés ces jours-ci en différents endroits de Bruxelles. Grâce à www.streetfiles.org, nous avons pu entrer en contact avec ERGO - qui travaille pour une ONG - et lui poser quelques questions. Voici une version légèrement éditée de notre agréable conversation en angliche original :

Would you please introduce yourself ?

I am a 30-year old guy born in Bristol (UK) ... Which may or may not explain my love for street art and stencils ! I grew up everywhere though : Japan, Venezuela, Scotland, Ireland, most of East Africa ... I moved to Brussels in January 2010. The influence of all the travelling and all the exposure is pretty evident in my work. I am self-taught and have absolutely no art or design background. I sign ERGO, latin for « therefore », as a way to emphasise that behind every face I paint, behind every stencil I cut, there is a thought process, a rationale that culminates in the work. My stencils are only the end product of a much longer - but much more private - process.

When and why did you decide to express yourself through street art and more specifically through stencils ?

In late 2008 I found myself at a crossroad, both personally and in terms of the environment I was in. I was living in Venezuela at the time and the political and social unrest that has characterised life there in the last decade got to me. I needed to say something. I needed some sort of controlled explosion ... And street art was it ! I chose stencils initially to counterbalance my lack of artistic dexterity. Nowadays, I wouldn’t trade stencilling for anything ... It has become a huge part of who I am, as a person and as an artist. I couldn’t think of working without them !

What are the topics that you seek to develop in your stencils ?

I work almost exclusively with portraits. People often look for a social trend in my work and, sure, I tend to pick profiles that don’t quite match the standard or commercial definition of beauty ... But I don’t think I am out to push a political or social message as such. Which is not to say that my work doesn’t seek to play a social role because I guess all street art does. The idea is that people will look at those giant faces staring at them and they will feel something. I am not particularly concerned with what they feel, as long as they feel something ! But to be honest, I paint for me ... For what it makes me feel.

Bien qu’il se débatte encore un peu avec les us, coutumes et habitudes un peu bizarres de la capitale mondiale de l’Europe, ERGO nous dit aussi qu’il se sent déjà comme à la maison à Bruxelles ... Sa volonté de « laisser sa marque » dans notre ville ne l’empêche cependant pas de travailler en parallèle à d’autres projets à Barcelone, Lisbone et Londres. Son site est à www.elergo.com.

Copyright : Pochoirs du double portrait « Manage » et de la signature par ERGO (repéré au dos d’une armoire de collecte OXFAM). Interview et photographies par Serge-Louis pour Brigadier Plipp.

mercredi 18 août 2010

Ce Dude est un Pro !

L’artiste bien aimé The Dude Company a récemment annoncé sa décision de passer en ligue professionnelle et de vivre dorénavant de son talent pochoiriste ... Nous lui avons demandé de commenter cette tournure, plutôt burnée par les temps qui courent ...

Dude, qu’est-ce qui a motivé ta radicale décision ?

Deux éléments déclencheurs, à vrai dire, New York et Lille. Parlons de New York d’abord ... J’ai réalisé mes premiers pochoirs là-bas en septembre 2008. Ceux-ci ont été repérés par Jaime Rojo et Steven P. Harrington du Brooklyn Street Art qui m’ont invité à participer à l’exposition « Street Crush Show » en février 2009. Luna Park et Becki Fuller du Street Spot m’ont ensuite invité à l’exposition « The Great Outdoors » en mai 2009 et puis Billi Kid m’a invité à l’exposition « Mom & Popism » en août 2009 ... Ces déplacements en boule-de-neige, entièrement à ma charge, m’ont donné confiance en moi et en mon travail, ainsi qu’un solide réseau d’amis et ... Un premier contrat avec Public Works pour un visuel de T-shirts destinés à une boutique-galerie de Manhattan ! Lille maintenant, ma ville d'attache ... Je dois à mon ami Mimi The Clown de m’avoir poussé à participer à une braderie de la ville en septembre 2009 puis à une autre braderie dans une autre ville française en décembre 2009. Dans les deux cas, ce fut une totale réussite au niveau des contacts et des ventes. Double déclic !

Est-ce que ton entourage t’a soutenu dans ta décision ?

J’ai passé 13 ans dans l’industrie mécanique et c’est clair que la petite entreprise familiale qui m’employait appréciait mes compétences et n’était pas très contente de ma décision de partir ... Mais, finalement, ils ont compris mon choix. La plupart de mes proches me soutiennent, même si certains se demandent si je ne prends pas un trop grand risque ... Mais c’est justement ce risque qui va m’obliger à progresser dans mon travail de pochoiriste ! J’ai envie de changer d’activité et donc de mode de vie ... Je vais maintenant me consacrer à temps plein à ce qui a commencé il y a deux ans comme un « délire » !

Artistiquement parlant, ton style et ta thématique vont-ils changer ?

Mon envie de réaliser des pochoirs est venue du film « Dave Chapelle’s Block Party » de Michel Gondry ... Ce film raconte l’histoire d’un concert à Brooklyn et fait figurer de nombreux artistes que j’adore, comme Mos Def, Talib Kweli et Erykah Badu ... Des artistes plutôt engagés et défenseurs de la cause « noire ». C’est mon amour pour leur musique et mon propre passé au sein de la communauté noire de Lille qui sont le point de départ de ma création artistique. Mais je ne compte pas m’arrêter à cela ! Je fonctionne au coup de coeur et aussi au gré de propositions de collaboration comme c’était le cas récemment avec l’artiste Cake. Maintenant que je suis plus disponible, je vais pouvoir développer mes thèmes et ma technique. Et même si je suis ouvert aux demandes de galeries, je vais continuer mon travail dans la rue car c’est pour moi le meilleur moyen de rester en contact avec la réalité et la vie de tous les jours. Mon but est toujours de faire plaisir aux yeux et au coeur des autres et de me faire plaisir en créant !

Merci, cher Dude, pour ces explications ! Nous te souhaitons bonne chance dans tes nouvelles et trépidantes aventures pochoiresques et nous espérons te retrouver très bientôt sur notre blog ...

Copyright : Auto-portrait au pochoir par The Dude Company, interview par Serge-Louis / Brigadier Plipp.

samedi 13 mars 2010

Stop cleaning my dirt !

Paul « Moose » Curtis était en nos murs de la plus belle capitale du monde cette semaine. Au programme du fondateur du reverse graffiti pendant ces quelques jours : atelier et conférence au Recyclart. L’homme est généreux de son temps et de sa parole, conscient que l’ironie de sa démarche artistique ne peut être pleinement appréciée que par la répétition de l’explication et de l’illustration. Le concept de tracer des signes, des images et des textes dans la saleté des surfaces urbaines est en effet difficile à appréhender pour le quidam public ou ... policier, peu habitué à positiver (il n’y a pas de dommage) la négativité (il y a soustraction de crasse) de l’acte artistique réversé. Laissons Moose en parler lui-même : « I think that what I am doing is really harmless ... Making pictures by cleaning ... It is so unexpected for people that it is almost romantic ... Actually, I have never found an easy way to explain what I am doing ... I am like a professor of dirt ! ».
Notre artiste commente également l’attitude de la maréchaussée outre-manchoise : « Arresting somebody for cleaning is very british .. very Monty Python ... It is ridiculous because there is no criminal damage when there is no cost of returning something to its original state ! ». Depuis qu’il a atteint un certain niveau de célébrité pour être si dans l’air du temps environnementalo-aware, avec notamment des reportages consacrés à son travail par National Geographic et CNN, Moose est très sollicité par des demandes commerciales. S’il accepte quelques commandes (Greenworks, Microsoft), il reconnait lui-même : « There is a clear danger of losing credibility as an underground artist ... But at the same time, there is nothing wrong with taking money from stupid people ! ». Lors de son passage bruxellois, Moose a préféré la technique du sand blasting au jet d’eau à haute pression. Comme le montre les deux illustrations ci-dessus, photographiées rue des Ursulines, le résultat est brilliant ... de propreté ! On n’en attendait pas moins d’un artiste qui « mousse » ...

mardi 2 mars 2010

Les pochoirs à Bruxelles : l'évènement

C'est dans l'entrée couverte du club Mirano que les pochoiristes invités par le Brigadier PLIPP ont passé leur samedi 27 février après-midi à ... pocher. Ces deux photos vous donnent une petite idée de l'ambiance collégiale dans laquelle nos artistes ont utilisé les panneaux d'un mètre (L) sur deux mètres (H) mis à leur disposition pour peindre leurs oeuvres ... L'oeil averti (et muni d'une loupe) reconnaitra celles de Shine (l'extraordinaire "La Cagoule"), VGT, Spencer et A--- dans la première illustration et celles de Denis Meyers, Spencer, Monzon (le démoniaque
"Joker" posé contre l'échelle), Poumon Noir et The Dude Company ... Que du tout tout tout bon auquel il faut encore ajouter les contributions de Damien-Paul Gal, Muga et le pochoiriste d'intérieur Jean-Luc Tricot. Premier moment (diurne) de pur bonheur pour les participants : certains d'entre eux ne s'étaient jamais rencontrés auparavant ! Après séchage, les panneaux ont ensuite été montés sur des supports cubiques et exposés dans la première salle du club pour la soirée. Un club parsemé des flyers annonçant le site du Brigadier PLIPP à partir duquel télécharger le livre de Serge-Louis et Vanessa ! Second moment de pur bonheur (nocturne) bercé par les dj sets successifs des américano-berlinois Jake the Rapper (Jacob Dove Basker) et Beaner (Pablo Roman Alcalà) ... Clubbers et Stencilists unis dans la complicité de la nuit électro, ce n'est pas chose courante. La fête se termina dimanche matin sur le coup de 06h30 avec, troisième moment de pur bonheur (re-diurne), le démontage de l'installation ... Crevé, tout le monde, mais content ! Et on parle déjà d'une suite ... Le Brigadier PLIPP n'est pas prêt d'aller se coucher.